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Un mois, quatre saisons : guide de survie hormonale 🌈

  • 22 fĂ©vr.
  • 6 min de lecture

Les fluctuations hormonales au cours du cycle menstruel peuvent provoquer de véritables montagnes russes émotionnelles chez les femmes.

Perso c'est l'enfer !


Le cycle menstruel fĂ©minin s’accompagne de variations hormonales intenses qui influencent le corps et le moral. Mais pourquoi ? La faut Ă  qui ? Comment nos hormones (ƓstrogĂšnes et progestĂ©rone), jouent au yoyo au fil du mois, et pourquoi juste avant les rĂšgles on peut passer du rire aux larmes en un clin d’Ɠil (hello, syndrome prĂ©menstruel đŸ™‹â€â™€ïž).


Montagnes russes hormonales : les 4 phases du cycle


Schématisons tout ça :

Un cycle menstruel complet dure environ 28 jours (variable selon les femmes évidemment on est toutes différentes). Il se décompose en quatre phases clés, avec un scénario hormonal bien rodé à chaque étape :


  1. Phase des rĂšgles (Jours 1-5) – C’est le dĂ©but du cycle : l’utĂ©rus Ă©vacue la muqueuse, provoquant les saignements menstruels. Les taux d’ƓstrogĂšnes et de progestĂ©rone sont au plus bas à ce moment. ConsĂ©quences : on se sent souvent fatiguĂ©e, Ă©motionnellement sensible, avec une Ă©nergie en berne. Le corps rĂ©clame du repos, du chaud, du cocooning – et c’est bien normal.


  2. Phase folliculaire (Jours 6-13) – AprĂšs les rĂšgles, place Ă  un renouveau. Les ovaires se remettent au travail en maturant de nouveaux follicules, et la sĂ©crĂ©tion d’ƓstrogĂšnes grimpe progressivement, ce qui booste l’énergie et le moral. Beaucoup de femmes ressentent un regain d’enthousiasme : humeur en amĂ©lioration, motivation, crĂ©ativitĂ© au rendez-vous. On a (enfin) la pĂȘche et on se sent prĂȘte Ă  soulever des montagnes – ou au moins Ă  reprendre le sport et les projets mis en pause pendant les rĂšgles.


  3. Ovulation (aux alentours du Jour 14) – C’est le point culminant du cycle : un ovule est libĂ©rĂ© par l’ovaire. Les ƓstrogĂšnes atteignent leur pic maximal, accompagnĂ©s d’une petite poussĂ©e de testostĂ©rone. RĂ©sultat : on est souvent au top de notre forme et de notre confiance. Énergie dĂ©bordante, libido au sommet, humeur au beau fixe – un vrai feeling de superwoman pendant un jour ou deux. Beaucoup se sentent plus sociables, sĂ©duisantes, invincibles mĂȘme. Profitez-en, c’est votre moment queen 👑!


  4. Phase lutĂ©ale (Jours 15-28) – AprĂšs l’ovulation, le corps se met en mode « on se prĂ©pare peut-ĂȘtre Ă  une grossesse ». Le taux de progestĂ©rone augmente fortement (produit par le fameux corps jaune dans l’ovaire) tandis que les ƓstrogĂšnes se maintiennent un temps puis redescendent. Durant la majeure partie de cette phase, on peut ressentir un calme relatif, une envie de ralentir un peu – la progestĂ©rone ayant un effet plutĂŽt apaisant. En fin de phase lutĂ©ale, si aucune fĂ©condation n’a eu lieu, ces deux hormones chutent brutalement, ce qui dĂ©clenche les rĂšgles suivantes. C’est Ă  ce moment prĂ©cis que peuvent survenir les signes du fameux syndrome prĂ©menstruel : la tempĂ©rature du corps redescend, l’énergie aussi, et cĂŽtĂ© moral
 attachez vos ceintures, la descente peut ĂȘtre sportive.


ƒstrogĂšnes et progestĂ©rone : qui fait quoi ?


Les ƓstrogĂšnes et la progestĂ©rone sont les deux stars du cycle menstruel – un duo insĂ©parable qui influence autant notre physiologie que nos Ă©motions. En gros, ce sont un peu les chefs d’orchestre hormonaux qui donnent le tempo du mois.


  • Les ƓstrogĂšnes : Ce sont les hormones dominantes de la premiĂšre moitiĂ© du cycle. Produites surtout par les ovaires (dans les follicules), elles font prolifĂ©rer la muqueuse utĂ©rine en vue d’une ovulation rĂ©ussie. Mais leur rĂŽle ne s’arrĂȘte pas lĂ  : les ƓstrogĂšnes sont de vraies hormones du peps ! Elles augmentent la production de certains neurotransmetteurs du bien-ĂȘtre, comme la sĂ©rotonine et la dopamine, ce qui tend Ă  amĂ©liorer l’humeur. Quand nos ƓstrogĂšnes montent en puissance (juste avant l’ovulation), on se sent gĂ©nĂ©ralement plus Ă©nergique, positive, concentrĂ©e – en un mot, au top. Elles donnent aussi ce petit glow au teint et ce boost de confiance en soi qui nous fait dĂ©placer des montagnes en milieu de cycle. 💃


  • La progestĂ©rone : Cette hormone prend le relais aprĂšs l’ovulation, durant la phase lutĂ©ale. Son job principal est de prĂ©parer le corps Ă  une Ă©ventuelle grossesse : elle Ă©paissit et entretient la muqueuse utĂ©rine, augmente lĂ©gĂšrement la tempĂ©rature corporelle (c’est l’hormone couveuse par excellence). CĂŽtĂ© humeur, la progestĂ©rone a un effet plutĂŽt sĂ©datif et relaxant : elle stimule la voie du GABA dans le cerveau, un neurotransmetteur apaisant. Ainsi, en milieu de phase lutĂ©ale, certaines ressentent un calme ou une fatigue accrus, une envie de tranquillitĂ©, de cocooning (soirĂ©es plaid-netflix, bonjour !). On peut la voir comme l’hormone qui invite au relĂąchement aprĂšs l’effervescence de l’ovulation. Mais attention, plot twist : en fin de cycle, la chute de progestĂ©rone (ainsi que celle des ƓstrogĂšnes) vient nous faire perdre subitement ce filet de sĂ©curitĂ© Ă©motionnel. Quand Madame ProgestĂ©rone quitte la scĂšne, son dĂ©part brutal peut nous faire basculer dans le mode irritable/tristoune – c’est le fameux coup de blues prĂ©menstruel.


SPM : quand les hormones nous jouent des tours


Le syndrome prĂ©menstruel (SPM), on en parle ? Ce terme un peu barbare dĂ©signe l’ensemble des symptĂŽmes physiques et Ă©motionnels qui peuvent survenir dans la derniĂšre semaine du cycle, juste avant les rĂšgles. En clair, c’est la pĂ©riode oĂč l’on se demande “mais qu’est-ce qui cloche chez moi ?” alors que tout allait bien la semaine d’avant. Spoiler : ce sont encore une fois nos hormones qui font des siennes.


ConcrĂštement, qu’est-ce qu’on ressent pendant le SPM ? Chaque femme est diffĂ©rente, mais les signes les plus frĂ©quents sont :

  • Sautes d’humeur et irritabilité : tout nous Ă©nerve ou nous rend hypersensible (oui, pleurer devant une pub de yaourt devient possible 🙈).

  • Tristesse soudaine ou anxiĂ©té : le moral en yo-yo, avec des pensĂ©es un peu dĂ©primĂ©es sans raison Ă©vidente.

  • HypersensibilitĂ© Ă©motionnelle : la moindre contrariĂ©tĂ© prend des proportions Ă©normes, on se sent Ă  fleur de peau.

  • Fringales et envies de sucre : une envie irrĂ©sistible de chocolat ou de grignoter tout ce qui traĂźne, liĂ©e en partie aux variations hormonales (le corps rĂ©clame du magnĂ©sium et du sĂ©rotonique, on y reviendra).

  • Petits dĂ©sagrĂ©ments physiques : ventre ballonnĂ©, seins gonflĂ©s et douloureux, boutons qui fleurissent, migraines, fatigue intense, parfois troubles du sommeil
 la totale du fun.


Ces symptĂŽmes apparaissent en fin de phase lutĂ©ale et disparaissent gĂ©nĂ©ralement quelques heures aprĂšs le dĂ©but des rĂšgles. Pourquoi ? Principalement Ă  cause de la chute brutale des hormones juste avant les rĂšgles. Du jour au lendemain (ou presque), notre cerveau est privĂ© de l’effet positif des ƓstrogĂšnes et de la progestĂ©rone sur l’humeur, ce qui explique ce vide ou ce chaos Ă©motionnel temporaire. Ajoutez Ă  cela les Ă©ventuelles douleurs de rĂšgles et le stress de la vie quotidienne, et vous obtenez le cocktail SPM. đŸ„Ž Pas Ă©tonnant qu’on se sente un peu drama queen malgrĂ© nous durant cette pĂ©riode !

Et rassurez-vous, on est nombreuses dans ce cas : environ 8 femmes sur 10 disent Ă©prouver au moins un dĂ©sagrĂ©ment prĂ©menstruel chaque mois (irritabilitĂ©, fatigue, etc.), mĂȘme si dans la plupart des cas c’est supportable. Seule 1 femme sur 10 environ souffre de symptĂŽmes de SPM trĂšs intenses, au point de correspondre Ă  un vrai trouble mĂ©dical. Donc non, ce n’est pas “dans votre tĂȘte” ni une lubie : le SPM est bien rĂ©el et reconnu mĂ©dicalement. Vous n’ĂȘtes ni faible, ni folle – juste hormonale 💁!


On n’est pas folles, on est hormonales !


On l’a toutes entendu au moins une fois : « T’es de mauvaise humeur, t’aurais pas tes rĂšgles ? ». Ce genre de remarque (un brin agaçant, avouons-le) montre que le lien entre cycle et humeur est connu
 mais souvent tournĂ© en dĂ©rision. Il est temps de remettre les pendules Ă  l’heure : non, nous ne sommes pas “folles” ou lunatiques, nous sommes cycliques. Notre cerveau et notre corps subissent chaque mois un vĂ©ritable rodĂ©o biochimique – de quoi perturber temporairement nos Ă©motions, sans pour autant remettre en question qui nous sommes. Comme le dit si bien la science, ce n’est pas juste dans la tĂȘte : oui, le cycle menstruel impacte aussi notre humeur, nos Ă©motions et notre Ă©quilibre mental.


PlutĂŽt que de culpabiliser de ressentir tout ça, souvenons-nous que nos hormones ne sont pas nos ennemies. Elles peuvent mĂȘme devenir nos alliĂ©es si on apprend Ă  les connaĂźtre. AprĂšs tout, grĂące Ă  elles, on vit aussi des pĂ©riodes d’euphorie et d’énergie (coucou l’ovulation oĂč on se sent pousser des ailes). Alors profitons de ces moments boostĂ©s par les ƓstrogĂšnes pour conquĂ©rir le monde 😄, et accordons-nous de la douceur quand la vague progestĂ©rone redescend. Avoir un coup de mou prĂ©menstruel, ce n’est pas un caprice : c’est biologique. On a le droit de ralentir, d’ĂȘtre Ă©motive, d’envoyer balader les injonctions Ă  “rester zen H24”. Bref, on a le droit d’ĂȘtre humaine ET hormonale.


Et n’oublions pas que nous sommes toutes dans le mĂȘme bateau une fois par mois. La clĂ©, c’est la solidaritĂ© et la bienveillance entre nous. C’est justement pour ça que TakeOff.Girls existe : crĂ©er une sororité oĂč l’on peut parler de ces sujets sans tabou, dĂ©culpabiliser et adapter nos activitĂ©s Ă  nos ressentis. Ici, personne ne vous jugera si vous dĂ©barquez Ă  l’entraĂźnement avec le moral dans les chaussettes ou si vous prĂ©fĂ©rez lever le pied en phase SPM – on sait ce que c’est et on s’adapte. L’important, c’est d’écouter son corps et de bouger pour se faire du bien, Ă  son rythme et dans la bonne humeur.


Ensemble, on se soutient à chaque étape du cycle.

En somme, ne laissez personne vous faire croire que vous ĂȘtes folle parce que vous avez pleurĂ© devant une pub ou explosĂ© sur un paquet de gĂąteaux la veille de vos rĂšgles. Vous ĂȘtes simplement
 hormonale, et fiĂšre de l’ĂȘtre ! đŸ’Ș✹



 
 
 

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